Typologie des déchets des professionnels

La réglementation classe les déchets industriels en trois grandes catégories :

Les déchets inertes

Ce sont les déchets essentiellement minéraux dont la nature stable et les caractéristiques physiques et chimiques n'imposent pas de traitement préalable à leur retour dans le milieu naturel. Les gisements les plus importants sont générés par les chantiers du secteur BTP (gravats, béton, terre..).
Ces déchets sont généralement éliminés dans des décharges dites de classe 3. Le coût de mise en décharge est faible. Ils peuvent cependant être valorisés selon leur nature en sous couche routière, remblais, végétalisation de talus...


Les déchets industriels spéciaux (DIS)

Définis par l'article 2-1 de la loi n°75-633 du 15 juillet 1975, ces déchets sont répertoriés, en raison de leurs propriétés dangereuses ou toxiques pour l'homme et son environnement., dans une liste décrétée en Conseil d'État (n°95-517 le 15 mai 1997).
Ils sont extrêmement divers. On rencontre couramment les graisses, huiles, solvants, bains et boues de traitement de métaux, encres, colles, peintures, substances très inflammables…
De par leur nature, ces déchets nécessitent une incinération ou un autre traitement physico-chimique spécifique dans des centres agréés. Les résidus de ce traitement doivent être stabilisés afin de limiter leur potentiel polluant, avant tout stockage ou éventuelle valorisation.

 

Les déchets industriels banals (DIB)

Les DIB ne font pas l'objet d'une définition légale. Ils sont par élimination tous les déchets non inertes et non spéciaux, ne présentant pas un caractère de danger immédiat vis à vis des personnes et de l'environnement. Dans l'acception courante, ce sont des déchets générés par les entreprises (commerciales, artisanales, agricoles, industrielles et de service) ou les administrations, assimilables aux déchets ménagers et pouvant être éliminés ou valorisés de façon identique.
Toutes les entreprises produisent des DIB.