|
La collectivité
et le service public de ramassage des déchets ménagers
et assimilés
Les
collectivités et les entreprises
Les collectivités n'ont juridiquement aucune obligation
de service vis à vis des entreprises.
Les collectivités locales jouent un rôle essentiel
dans l'élimination des déchets des professionnels,
surtout au sein d'un territoire à caractère rural.
On considère que la moitié des déchets des
professionnels sont éliminés par les m mes voies que
les ordures ménagères.
Afin de bien
comprendre la vocation de ce service, il convient de distinguer
deux gisements de déchets :
Les déchets ménagers dont les détenteurs
finaux sont les ménages et les autres, que nous appellerons
déchets non ménagers. La compétence
et la responsabilité des collectivités concerne le
premier gisement. En revanche, elles n'ont aucune obligation juridique
vis à vis des déchets non produits par les ménages.
Si la plupart des collectivités intègrent largement
les gisements non ménagers dans leur service, pour des questions
sanitaires, des choix politiques ou des logiques économiques,
elles sont néanmoins en droit de refuser d'effectuer l'enlèvement
des déchets d'une entreprise, lorsqu'elles estiment ce service
hors de leur compétence (éloignement du circuit de
collecte, nature particulière du déchet, quantités
trop importantes).
Une
compétence en forte évolution
Les dernières évolutions de la législation
sur les déchets, sur l'intercommunalité ainsi que
les engagements de la France pris vis à vis de l'union européenne
entraînent une évolution profonde de cette très
ancienne compétence des collectivités, à savoir:
- Changement
d'interlocuteur
La compétence de collecte des déchets est progressivement
transmise aux communautés de communes ou d'agglomération,
actuellement en cours de constitution.
- Collectes
sélectives
Les objectifs européens de recyclage motivent le développement
de nouveaux schémas de collectes sélectives (notamment
emballages, papiers, cartons). Les entreprises bénéficiant
de la collecte des ordures sont généralement associées
à cet effort de récupération.
Financement
du service d'élimination des déchets ménagers
Pour financer les service ordures ménagères, les collectivités
peuvent choisir parmi les trois stratégies suivantes :
- Prélèvement sur budget général
- Instauration dune Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères
(TEOM), calculée sur la base du foncier bâti (colonne
ordures ménagères de la fiche d'imposition taxe foncière)
- Instauration dune Redevance d'Enlèvement des Ordures Ménagères
(REOM), de nature non fiscale et susceptible d'être évaluée
en fonction du service rendu (nombre de personnes par foyer, pesée
embarquée..)
Sur notre département,
la majorité des collectivités sont sous le régime
de la TEOM.
Financement
de l'élimination des déchets non ménagers
La redevance spéciale
Les collectivités n'ayant pas mis en place une redevance
générale, doivent depuis le 1er janvier 1993 instaurer
une redevance spéciale pour financer l'enlèvement
des déchets non ménagers.
Calculée
en fonction du service rendu (masse ou volume), elle concerne
tous les organismes publics et privés bénéficiant
du service collectif. Les communes ou leur groupement déterminent
le mode de calcul. Celles ayant institué une TEOM délibèrent
sur son exonération ou son éventuel cumul avec la
redevance. Ce cumul est tout à fait légal vis à
vis de la loi. Néanmoins, il ne correspond pas avec l'esprit
de facturation au service rendu voulu par le législateur,
et n'est, à ce titre, pas souhaitable.
Les collectivités
ayant la faculté d'instituer une TEOM ont également
la possibilité de statuer sur une exonération. Il
est important de savoir que toute entreprise estimant qu'elle ne
bénéficie pas ou ne souhaite plus bénéficier
du service des ordures ménagères, et qui est en mesure
de le justifier (contrat avec privé), peut demander son exonération
de la TEOM auprès des services concernés. La collectivité
reste toutefois libre d'accéder ou non à cette demande.
|